DAVID DEBUG – SINGLE

Le « plan de mission impossible » : un échec qui échoue termine avec succès

Notre directeur a encore une fois échoué, mais, apparemment, il en est content. Si vous avez lu notre article précédent (en février 2018), vous vous souviendrez qu’il a décidé de punir sévèrement les équipes sur le terrain de s’être trop amusées pendant la saison d’échantillonnage en 2017, et il a développé un plan pour une mission impossible (sans Tom Cruise).

Mais, malgré un horaire très chargé cet été, les équipes de terrain lui ont envoyé des photos amusantes alors qu’elles échantillonnaient des lacs à travers le Canada (cliquez sur les points colorés de cette carte pour voir leurs photos. Tandis que le directeur comptait les lacs, un grand sourire apparut sur son visage… 224, 225, 226, 227 lacs! « Ils l’ont fait! », cria-t-il alors qu’il faisait la grande roue (ou un genre de truc roulant qui y ressemblait…) dans le couloir!

Carte mise à jour des lacs échantillonnés en 2017 et 2018

Nous avons ici une carte mise à jour de tous les lacs que nous avons échantillonnés en 2017 et 2018. Sur la carte, pour chaque lac, la taille du cercle indique l’une de nos trois classes de taille (petits lacs de 0,1 à 0,5 km2, lacs moyens de 0,5 à 5 km2 et grands lacs de 5 à 100 km2) et la couleur indique notre indice d’impact humain (le vert est faible, le jaune est modéré, le rouge est élevé). Vous pouvez en apprendre plus sur notre sélection des lacs ici.

Hypothèse nulle : le travail de terrain vous rend surhumain

Vous vous demandez peut-être : « Que font les personnes qui faisaient partie des équipes de terrain maintenant? Elles dorment? Se reposent? Récupèrent? Hibernent? » Nous aimerions qu’elles le puissent… mais, ce n’est pas tout à fait (du tout) le cas. Nos super stagiaires sont déjà de retour sur les bancs d’école (ils rêvent sûrement des lacs Nut, Swan et Heart, pendant que leurs profs déblatèrent sur les vertus de l’inversion de matrice).

En ce qui concerne les étudiants à la maitrise et au doctorat travaillant sur les projets de LakePulse, ils sont de retour dans leurs laboratoires, devant leurs ordinateurs ou penchés sur leurs échantillons – enthousiastes à l’idée de comprendre ce que la récolte de données de cette année nous dira!

Quant à nos professionnels de recherche, aussi fous que cela puisse paraître, ils commencent déjà à préparer la campagne de terrain de l’été prochain (ce qui comporte des défis majeurs…) tout en expédiant les derniers échantillons à travers le pays pour analyse! (Pour rester au courant de nos nouvelles, suivez-nous sur Facebook ou Twitter, ou abonnez-vous à notre blogue.)

Mais revenons à ce sous-titre… sont-ils surhumains? Eh bien, vous pouvez en décider vous-même en consultant les quatre vidéos de nos équipes de terrain sur notre page de vidéos.

Nous espérons pouvoir partager une version publique du Portail de l’eau de LakePulse.ca à la fin de 2019

Certains d’entre nous travaillent sur la façon de fournir un accès à nos résultats de recherche et à d’autres informations scientifiques sur les lacs et les bassins versants, qui seront partagés sur le Portail de l’eau. Voici ce sur quoi nous travaillons :

  • Des rapports de lac automatisés pour plus de 80 000 lacs au Canada.
  • Des résultats interprétés par des experts avec des outils interactifs, liés à nos conclusions sur des sujets tels que les contaminants émergents, les cyanotoxines, le mercure, les impacts des changements d’occupation du sol, les scénarios de changements climatiques, la télédétection et la modélisation spatiale de la santé des lacs… et plus!
  • Des cartes sur l’occupation du sol et un indice d’impact humain, pour plus de 80 000 bassins versants de lacs, afin d’aider à comprendre les liens entre les activités dans les bassins versants et la santé des lacs.
  • Des notes informatives sur certaines de nos principales conclusions.
  • Des recommandations sur des aspects techniques, tels que la manière de développer une base de données environnementale partagée, un portail en ligne, des protocoles normalisés pour l’échantillonnage des lacs, etc.

C’est un effort qui rassemblera tout le réseau LakePulse.

En attendant, l’image du castor bleu en haut donne un aperçu du processus de développement, auquel participent nos scientifiques, ainsi que d’autres acteurs du projet.

Motto LakePulse : des lacs aux laboratoires puis à vous!

L’organigramme ci-dessous est une manière plus traditionnelle de montrer notre travail sérieux et collaboratif. Nous développons un système intégré de partage d’informations sur les lacs et les bassins versants au Canada, qui sert également nos projets de recherche. Le Portail de l’eau de LakePulse.ca rendra disponibles les informations sur l’environnement et les résultats de la recherche afin de mieux comprendre la santé des lacs et des bassins versants.

L’information sera présentée dans un format convivial, en particulier pour ceux qui ont peu de temps, de ressources et d’expérience. En fournissant des résultats scientifiques de cette manière, nous espérons rendre accessibles les informations nécessaires à de nombreux groupes, y compris les organismes fédéraux, provinciaux et municipaux, le grand public, les entreprises et les organisations non gouvernementales. Nous visons à fournir des résultats et des cartes qui pourront être utilisés pour répondre aux préoccupations environnementales touchant les lacs, informer les décideurs et soutenir la gestion intégrée des bassins versants.

Les chercheurs de LakePulse s’efforcent de communiquer leurs résultats d’importance sociétale, en particulier par le biais du Portail de l’eau. Pendant que nous travaillons sur ce nouveau portail web, vous pouvez remplir notre questionnaire LakePulse si vous souhaitez nous aider à créer des outils adaptés à vos besoins en matière de qualité des lacs et de l’eau.

Un grand merci

Nous remercions sincèrement tous ceux qui ont contribué à faire de cet été un grand succès : du personnel administratif de l’Université de Sherbrooke à nos équipes sur le terrain en passant par tous les autres participants de LakePulse.

Un merci spécial à tous les gens sympathiques et curieux que nous avons rencontrés lors de notre mission de terrain et qui nous ont questionnés sur notre travail, à ceux qui nous ont gracieusement accueillis et nourris, qui ont gentiment tiré notre bateau quand le moteur est tombé en panne, qui ont sorti notre camion de la boue quand nous étions dans une situation moins que parfaite, et toutes les communautés des Premières Nations qui ont chaleureusement accueilli nos équipes et partagé leurs connaissances et leurs idées.

C’est un privilège d’avoir l’opportunité d’échantillonner autant de lacs, et nous espérons que nous serons en mesure de redonner et de montrer notre appréciation en vous montrant ce que nous avons appris, par le biais de notre Portail de l’eau. Entre temps, nous échantillonnerons encore environ 250 lacs l’été prochain… Gardez un œil sur ce blogue (et abonnez-vous!) pour en savoir plus sur l’Impossible Mission de l’été prochain.

Un avertissement (peut-être final)

Juste entre vous et nous, notre directeur a menacé de renvoyer toute l’équipe éditoriale, car il estime que les articles du blogue « se moquent trop de lui » (NDLR : pauvre petit!). Ce à quoi nous, les personnes de principe que nous sommes, avons bien sûr répondu : « Vas-y bonhomme! » Vous n’avez pas encore vu de lettre de licenciement… mais si vous ne voyez pas d’autres billets ou si les billets deviennent vraiment ennuyants (par exemple, si ça se lit comme un de ses articles scientifiques), vous saurez ce qui s’est passé à la « résistance intérieure ».